l’équipe de dégourdies…

C’est toutes les trois (quatre avec Ponyo, la mascotte et cinq avec Coton, la petite chatte téméraire de Loli qui nous suit partout) que nous avons décidé de lancer ce projet. Cette aventure, ce rêve : un café – vélo à Villeurbanne. Pour l’instant, en France, il y a une trentaine d’adresses qui associent les deux activités (café / vélo). Après avoir contacté un peu tout le monde, on a fait un premier constat : zéro meuf (côté vélo). Et puis un deuxième : l’auto-réparation, c’est pour les associations, là où des bénévoles peuvent faire le taff gratos ! On a décidé de s’engouffrer dans cette brèche : notre café – vélo sera FÉMINISTE et l’atelier de réparation sera accessible à tous.tes, en auto-réparation.

Mais pourquoi féministe ? Le monde du vélo c’est une grande famille non ? Sur selle, on est tous.tes les mêmes ? pas de discrimination à l’atelier non ? Alors revenons-y : Si c’est une grande famille, elle ne compte pas beaucoup de femmes, ni sur les pistes, ni dans les compétitions sportives, ni dans les ateliers. Nous on pense que tout est lié car on en a fait l’expérience : Actuellement, les ateliers de réparation et d’auto-réparation sont TRÈS MAJORITAIREMENT peuplés d’hommes 6. Donc quand on n’en est pas un, ce n’est pas un climat très accueillant : on nous observe, si on n’y connaît rien, on nous méprise, on nous paternalise, on nous prend les outils des mains, on nous pousse (littéralement) pour faire à notre place. Et puis pour choisir le matos c’est pas mieux : tout le monde est mieux placé pour décider à notre place ce qui correspond le mieux à nos besoins et au final… ça crève, ça déraille, ça glisse et ça pivote car non, ce n’était pas adapté à notre pratique. Et comme on n’a pas eu une bonne expérience en atelier bah on laisse tomber le vélo car finalement, on n’y connaît toujours rien. BREF, l’heure est au changement : c’est une urgence climatique, il faut plus de monde à vélo. Plus de monde c’est pas seulement les hommes blancs cisgenre, c’est aussi et surtout les autres.

Le Ponyo Café Vélo, c’est un lieu accueillant, inclusif et ouvert à tous.tes. Une partie café en journée, bistrot le soir et cantine végé les midis et une partie atelier d’auto-réparation (ou réparation simple, on peut s’en occuper pour vous). Ce que l’on souhaite ici c’est dédramatiser l’usage du vélo et la mécanique, empouvoirer les usager.es grâce à l’autonomie, l’indépendance et la liberté de savoir réparer et entretenir soi-même son moyen de locomotion.